Le cut Back

On affute ses rails et on remet un peu de wax pour aborder le cut back, figure incontournable pour se replacer au cœur de l’action !

Le surf, c’est pas des maths, tout est histoire de sensations sur un élément mouvant, dynamique : une vague… Ce qui en fait un des sports les plus difficiles en terme d’apprentissage. Vous le savez, c’est souvent ingrat, parfois frustrant et il y a beaucoup de déchets et de ratés, mais quand on se met à glisser, en connexion avec la masse d’eau qui déferle sous la planche, voilà que l’on oublie toutes ces dures heures de rame, de vagues perdues, de canards ratés…

Il faut donc être à l’écoute de ses sensations. Chaque vague est différente, son énergie, sa rapidité de déferlement, son creux. En bref il n’y a pas d’équation mathématique pour évaluer le bon timing pour placer son cut back.

Sophie Mc Culloch

Après le take off, trois cas de figure :

1/ Vous êtes allées tout droit et vous vous retrouvez en bas de vague.. Trop tard pour vous, vous êtes en retard et vous allez perdre la vague. Game over ! Rejouez !

2/ Vous avez suivi la vague en travers. Pas mal mais vous êtes trop passive, dur dur de placer un cut back.

3/ Vous avez réalisé un bottom turn et êtes remontées en haut de vague, vous avez la possibilité de placer votre cut back. Le but étant de se repositionner plus près du curl pour continuer à bénéficier de l’énergie de la vague.

Vous l’aurez compris le cut back ce n’est pas pour les débutantes, il va falloir avant cette étape apprendre à générer de la vitesse, savoir faire des allègements et avoir une trajectoire plus dynamique dans la vague.

Le cut back revient à faire une sorte de S dans la vague. Il y a donc deux changements de direction successifs. Lorsque vous arrivez sur l’épaule, zone plus faible en énergie, il faut faire un virage en enfonçant le rail intérieur et en se groupant, afin de revenir vers la vague jusqu’à la mousse, mousse sur laquelle on va venir placer un second virage en appuyant sur le rail opposé pour repartir vers l’épaule. Entre les deux virages on aura replacé sa planche à plat. Y’a plus qu’à ! Bien sûr tout cela est effectué avec grâce et fluidité pour une trajectoire sans à-coups !

 Si vous avez une grande planche ou un longboard il faudra vous déplacer vers le tail afin de tourner plus facilement.

 Là je sens que j’en ai perdu quelques unes en route… mais bon ne vous découragez pas, car cela reste une figure incontournable de votre progression !

Carissa Moore