Des femmes et des courbes

Cécilia Thibier est une photographe connue pour transcender la beauté féminine de ses modèles, avec une bienveillance et une douceur qui se ressentent dans ses rendus photographiques. L’envie de mettre en beauté la Femme a toujours fait partie du travail de Cécilia. Elle a travaillé avec des femmes plus sublimes les unes que les autres (Tina Kunakey et Laury Thilleman, pour ne citer qu’elles), mettant en avant leurs corps et leurs courbes proches de la perfection. Même si les choses changent (#positivebodyimage), les médias répondent encore au diktat du corps parfait, des fesses rebondies et des sourires ultra brights.

Avec son acolyte de shooting, Julie, les discussions furent nombreuses autour de l’image de la surfeuse, de l’utilisation des réseaux sociaux, de l’image véhiculée dans l’industrie du surf, et il leur semblait qu’il était temps pour elles, femmes et surfeuses, de donner leur point de vue.

“En tant que femmes nous-mêmes, avec l’oeil aguerri de chacune, nous avions parfaitement en tête le rendu de ce shooting: sublimer, éblouir et poétiser plusieurs femmes, surfeuses, blanches, blacks, petites, fines, aux rondeurs, tatouées, handicapées…”

Amoureuse de l’océan, du surf et de la poésie qui se dégage de la femme, Cécilia avait envie de photographier les surfeuses du line-up, celles, qui, malgré leurs complexes, trouvent dans leur pratique, dans cette glisse qui leur donne cette confiance en elles si particulière, une liberté sans faille, une vraie douceur et un pur bonheur.

Le casting s’est fait à travers les réseaux sociaux, avec plus de 200 réponses. Les filles ont répondu très nombreuses à cette proposition de shooting, enchantées de travailler avec une photographe comme Cécilia, mais également avec ce désir de dire aussi haut et fort (et en maillot) que ce sont justement ces imperfections, ces différences qui font leurs forces et leur beauté.

8 filles entre 25 et 36 ans, ont retrouvé Cécilia et Julie à la Côte des Basques, un matin de septembre, se sont fait chouchouter par Jenny Jane (maquilleuse), et apprêter avec les maillots Billabong Womens. Tout au long de la journée, les regards n’ont été que bienveillants, et les garçons qui passaient par-là se montraient complices et rieurs. La conclusion de tout ça, explique Cécilia et Julie : “Acceptez-vous comme vous êtes. Vous êtes la plus belle, ayez-en pleinement conscience et profitez ! Des complexes, on en a toutes. Il faut apprendre à s’aimer et à se trouver belle avec le regard de l’autre, des autres”.

Mathilda, 27 ans «  J’ai adoré passer cette journée avec toutes les filles, beaucoup de bienveillance, de compliments, de fun, comme une grande bande de copines venues partager une session surf, et ça c’est la réalité. »

Sophie, 36 ans « Je voulais me prouver que je pouvais me mettre en maillot (que je ne mets que sous ma combi…) que j’étais pas si énorme (j’ai perdu pas mal de poids cette année mais vois encore ces 21kg…) Parce que je pensais qu’on serait toutes bien pulpeuses, j’ai failli partir en courant… et f…k j’étais là pour m’assumer.

J’ai mis du temps à passer 1 des maillots parce que persuadée que je ne rentrerai pas dedans… mais oui, je suis rentrée dans du L!!!

En ce qui concerne l’appréhension de l’appareil, le début du shooting en groupe l’a fait disparaître très vite et mes complexes se sont envolés avec. Je te parle pas de mon handicap parce que pour le coup hier mon handicap c’était mon poids.»

Marina, 32 ans “J’ai toujours complexé sur mon corps encore plus après une grossesse. Mais de se retrouver au milieu de nanas qui ne ressemblent pas aux filles que l’on a l’habitude de voir dans les magazines, tout s’est envolé. Alors merci à vous de nous avoir montré, un court instant, ce que cela fait d’être nous-même devant l’objectif et de se sentir vraiment jolies malgré nos (mes) formes. »

L’équipe du shooting remercie Billabong Womens Europe pour les maillots.

Cécilia Thibier – lifestyle shots

MUA Jenny Jane 

Frederic Lecoq – action shots

Julie Pollet– PR & writing