Chloe Calmon

La longboardeuse pro venue du Brésil

Après sa victoire à la première étape du championnat de monde de longboard en Papouasie Nouvelle Guinée, Chloe est restée longtemps en tête du classement mondial 2017.  Elle termine à une excellente deuxième place mondiale. Entretien avec cette brésilienne souriante !

Salut Chloé, peux-tu te présenter ?

J’ai 22 ans, je suis née et j’ai grandi à Rio de Janeiro, au Brésil. J’ai toujours vécu près de l’océan, grâce à mon père, surfeur depuis plus de 40 ans. Mes parents ont toujours été très sportifs et depuis mon plus jeune âge j’ai toujours fait plein d’activités physiques.

Comment as-tu commencé à surfer et quels sont tes premiers souvenirs ?

Je ne me souviens pas de l’âge que j’avais lorsque j’ai surfé ma toute première vague, mais je me souviens avoir eu ma première planche à l’âge de 11 ans, et c’était une board de planche à voile. Un an plus tard, j’ai emprunté le longboard de mon père pour aller surfer et j’en suis tombée amoureuse dès la première vague… je ne lui l’ai jamais rendu !

A quel moment as-tu choisi entre le shortboard et le longboard ?

Mon père était longboarder, et par ailleurs, j’aimais la difficulté : comment une petite fille maigrichonne de 12 ans pouvait gérer une planche de 9 pieds en exploitant toute la longueur (je pouvais surfer sur le tail et sur le nose). J’ai toujours été attirée par le longboard, ça me faisait penser à une danse et ça me correspondait parfaitement en tant que fille.

Quels sont les surfeurs (ou non surfeurs), homme ou femme, qui t’ont inspirée ?

Beaucoup de gens m’ont inspiré. En ce qui concerne les surfeurs qui me faisaient rêver quand je grandissais : mon père, CJ Nelson, Taylor Jensen, Stephanie Gilmore, Carla Rowland, Kassia Meador, Kelia Moniz, Jen Smith… Dans les autres sports, j’ai aussi été inspirée par Serena Williams, Gabby Douglas, Ayrton Senna, Pele.

Quelques mots pour te décrire ?

Toujours en train de sourire et de rire.

Y-a-t-il des pratiques complémentaires à ton surf, comme la nutrition, le yoga ou d’autres sports ?

J’ai un mode de vie actif, donc en plus du surf, je suis toujours en train de faire autre chose. J’aime faire de l’exercice, je cours et je fais de la musculation. Je pratique également le yoga et la méditation pour mon esprit. Lorsque tu es un athlète, tu ne dois négliger aucun détail, comme ce que tu manges et combien d’heures tu dors. J’ai donc un mode de vie très sain grâce au sport.

Quelle est ta nourriture préférée ?

La cuisine japonaise !

Quel est ton spot local à la maison et quels sont les endroits et vagues que tu préfères dans le monde ?

Mon beachbreak local est la plage de Macumba, à Rio de Janeiro au Brésil. Mes endroits préférés dans le monde sont l’Australie, la Californie, le Portugal, le Mexique.

J’aime les vagues qui permettent de faire du longboard dans un style assez classique.

En ce qui concerne tes planches, travailles-tu avec un shaper en particulier ?

Mon shaper est Neca Carbone et mes planches sont de la marque New Advance Surfboard. Nous travaillons ensemble depuis plus d’un an et je n’ai jamais eu une si bonne assistance et des planches aussi incroyables sous les pieds. Neco est une icône en tant que shaper, et New Advance Surfboard est le plus gros atelier de production de longboard au Brésil et ils sont toujours à l’écoute de ce que j’ai à leur dire.

Quelle sorte de planche aimes-tu surfer (round tail, square tail, classix nose rider, modern longboard…) ? Adaptes-tu tes choix en fonction de tes destinations et des spots ? Et as-tu des planches fétiches ?

Ma planche de tous les jours est un modèle que j’ai créé avec mon shaper, c’est une board assez moderne au niveau du tail et un longboard classique au niveau du nose, un mélange de moderne et de classique, pin tail et monté en 2 + 1 pour les ailerons (une grande dérive centrale et deux petits ailerons latéraux). Ça marche très bien sur les plages autour de chez moi, mais j’ai aussi surfé avec sur différentes vagues et elle est toujours magique ! En fonction de la vague que je vais surfer, j’ajoute une autre planche à mon quiver, cela peut-être un gros single pour des vagues molles comme en Californie ou un semi gun pour des vagues plus consistantes et creuses comme en Papouasie Nouvelle Guinée.

Quels sont tes meilleurs et tes plus mauvais souvenirs de surf ?

Mon meilleur souvenir c’est le sourire et le bronzage que j’ai quand je pars surfer, le pire ça serait les coupures et les blessures…

Qu’est-ce que tu fais quand tu ne surfes pas ?

J’aime me détendre en faisant différentes choses. Je me tiens à jour de mes études supérieures en Management et Business par correspondance, je participe à des évènements avec mes sponsors, je travaille sur mes planches et je me maintiens en bonne forme physique.

Peux-tu nous parler un peu de ton travail à la télévision ?

J’ai été présentatrice sur la chaine de télévision OFF Channel ces quatre dernières années. C’est une chaîne de télévision payante et une référence au Brésil en matière de sport, de mode de vie active et de nature. Le programme que je présente vise à faire découvrir la culture du longboard au Brésil et dans le monde et m’amène à interviewer des athlètes professionnels, des shapers, des légendes, des photographes … toutes les personnes liées de près ou de loin au longboard. Le plus mémorable de mes souvenirs fut un voyage en bateau autour de l’océan Pacifique, naviguant pendant deux mois autour des îles Marshall, de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, de la Micronésie et des Îles Salomon à la recherche de vagues encore jamais surfées.

Quels sont tes objectifs pour l’avenir ?

Mon objectif principal est d’être championne du monde et d’inspirer beaucoup de gens en chemin. Poursuivre ma carrière pro aussi longtemps que possible, mais comme je sais que ça ne durera pas éternellement, une fois que la compétition s’arrêtera pour moi, je veux continuer de travailler dans le milieu du surf en créant des opportunités pour la jeune génération.