Sous le soleil du mexique

Chloé Houdre

Le Mexique est un pays que j’aime énormément. Je m’y sens comme chez moi car j’y ai vécu plusieurs mois quand j’étais plus jeune. Cela faisait 10 ans que je n’y étais pas retournée et j’avais hâte de partir en surftrip là-bas.

J’avais déjà surfé au Mexique, à la Punta très exactement, spot facile juste au sud de Puerto Escondido, mais à l’époque je débutais et le surf n’était pas l’objectif principal de mon voyage. Cette fois-ci, c’était différent, nous partions rejoindre un couple d’amis surfeurs, avec l’idée de surfer le plus possible !

Voyager et partir en surftrip en couple c’est génial, mais encore faut-il s’entendre sur les spots où l’on va s’arrêter. Avec Arnaud (Darrigade), un des meilleurs surfeurs landais, nous ne surfons pas tout à fait les mêmes vagues. Lui, il aime les beachbreaks puissants aux vagues bien creuses, alors que moi, je préfère les petits reefs tranquilles et les vagues qui déroulent sur des dizaines de mètres. Mais ça tombe bien, parce qu’au Mexique il y a les deux !

Arnaud Darrigade

En 5 semaines, notre but n’était pas de faire toute la côte et de surfer tous les spots, ce n’est pas notre façon de voyager. Nous aimons prendre le temps de vivre en nous imprégnant de l’atmosphère de chaque lieu, avoir nos petites habitudes, nous sentir un peu chez nous tout en étant ailleurs. C’est très dur lorsqu’on se rend au Mexique de faire l’impasse sur tous les sites culturels tels que les pyramides, mais comme nous n’en étions pas à notre premier séjour là-bas, nous pouvions vraiment nous focaliser sur le surf et la découverte de nouveau spots.

A part notre billet d’arrivée et de départ, nous n’avions rien programmé afin d’être libre et de nous déplacer en fonction des prévisions de surf.

Nous avons commencé notre voyage par la côte pacifique en nous rendant sur le spot de prédilection d’Arnaud. Nous y sommes restés 15 jours : deux swells se sont enchainés et pour lui il n’était pas question de passer à côté. Là bas, à part des palmiers à perte de vue et des vagues qui se fracassent brutalement sur le sable noir, il n’y a pas grand chose à faire, donc il faut tuer le temps. Certains jours peuvent paraître longs, d’autant plus que la chaleur rend difficile la moindre activité.

J’ai quand même pu surfer car, entre les deux swells, nous nous sommes rendus dans l’état voisin, le Michoacan, surfer un point break en gauche que j’ai adoré.

Du matin au soir, j’étais à l’eau et c’était vraiment un pur bonheur. Nous logions dans des petites cabanes juste devant devant le spot et, entre deux sessions, c’était jus de mangue et sieste dans le hamac ! Nous n’avions pas le wifi mais ce n’était pas très important. Le soir, nous avions pris l’habitude de faire un feu sur la plage et de boire des pinas colada en lançant des lanternes en papier dans le ciel.

Après ces premières semaines un peu sauvages à explorer des endroits reculés, loin des villes, au confort assez sommaire, nous avions décidé de finir le voyage en passant une semaine un peu plus au nord, dans une petite station balnéaire mexicaine, Sayulita.

J’en avais beaucoup entendu parler et je rêvais d’y aller, pas tant pour le surf (les spots sont surpeuplés et les vagues ne sont pas réputées pour être incroyables) mais pour l’ambiance de son village, son artisanat, sa culture. Ce fut un vrai coup de cœur malgré le côté très touristique.

J’avais réservé dans un petit hôtel très coloré et tout rose, un peu dans les hauteurs.

Tous les matins, nous descendions en ville prendre le petit déjeuner, checker les vagues avant de remonter prendre les planches et d’aller surfer.

Tous les jours il y avait des petites vagues et le vent ne se levait pas vraiment l’après-midi. Nous pouvions surfer à peu près à n’importe quel moment de la journée.

Je ne vais pas vous mentir, il y a tellement de monde dans l’eau que c’est compliqué, mais il y a pas mal de spots aux alentours que nous avons pu surfer. Il y a même un spot sur un domaine privé, où l’entrée n’est autorisée qu’aux surfeurs, avec un garde qui note scrupuleusement qui passe et, si l’on n’a pas son matériel, impossible de négocier, vous êtes refoulés.

Le soir, ce qui est chouette à Sayulita, c’est qu’il y a plein de petits restaurants pour manger après avoir vu le sunset et les petites tortues qui retournent à la mer. Y étant quelques jours avant noël, il y avait plein de fêtes et de célébrations traditionnelles dans le village, c’était génial !

Le Mexique est un pays avec une culture extrêmement riche, dans chacun des états il y a de nombreuses fêtes et célébrations et c’est ce qui rend ce pays unique à mes yeux. La population est d’une incroyable générosité, les gens font preuve d’une joie de vivre communicatrice et la nourriture mexicaine est très savoureuse, bien que très calorique!

C’est un beau pays à découvir, que l’on soit surfeur ou non. C’est aussi un très grand pays et mieux vaut cibler une zone précise pour ne pas passer son temps dans le bus.

Bon voyage !

Chloe est la créatrice de la marque Pantai Pantai www.pantai-pantai.com