La Surfeuse, la Maman, la Sœur et la Conteuse

par Ashley Norris

C’est une histoire sur les identités et les rôles multiples que nous avons et sur la façon dont ils peuvent interférer avec nos passions pour faire émerger ce que nous sommes censés faire de notre vie et qui nous sommes censés être.

C’était un de ces moments qui reste à jamais gravé dans votre mémoire. Les détails de ce jour ont la même clarté dans mon esprit, que le jour où je me suis marié, la mort de ma mère et la naissance de mes filles. C’était une journée ensoleillée du mois de juillet, nous étions à notre endroit préféré, la plage secrète à Rodanthe, en Caroline du Nord. Ma fille de cinq ans, Sutton, me serrait la main et me regardait avec de grands yeux. « Maman, peut-être que surferai plutôt quand j’aurai six ans. » Je la regardais, alors que nous étions au bord dans la mousse, tenant la planche de surf en mousse rose qu’elle avait demandée pour Noël et qui se tenait à côté de son lit tous les soirs. Elle avait tant attendu ce jour qui maintenant était enfin réel. Et elle avait peur.

C’est une histoire sur les identités et les rôles multiples que nous avons et sur la façon dont ils peuvent interférer avec nos passions pour faire émerger ce que nous sommes censés faire de notre vie et qui nous sommes censés être.

C’était un de ces moments qui reste à jamais gravé dans votre mémoire. Les détails de ce jour ont la même clarté dans mon esprit, que le jour où je me suis marié, la mort de ma mère et la naissance de mes filles. C’était une journée ensoleillée du mois de juillet, nous étions à notre endroit préféré, la plage secrète à Rodanthe, en Caroline du Nord. Ma fille de cinq ans, Sutton, me serrait la main et me regardait avec de grands yeux. « Maman, peut-être que surferai plutôt quand j’aurai six ans. » Je la regardais, alors que nous étions au bord dans la mousse, tenant la planche de surf en mousse rose qu’elle avait demandée pour Noël et qui se tenait à côté de son lit tous les soirs. Elle avait tant attendu ce jour qui maintenant était enfin réel. Et elle avait peur.

C’est une histoire sur les identités et les rôles multiples que nous avons et sur la façon dont ils peuvent interférer avec nos passions pour faire émerger ce que nous sommes censés faire de notre vie et qui nous sommes censés être.

C’était un de ces moments qui reste à jamais gravé dans votre mémoire. Les détails de ce jour ont la même clarté dans mon esprit, que le jour où je me suis marié, la mort de ma mère et la naissance de mes filles. C’était une journée ensoleillée du mois de juillet, nous étions à notre endroit préféré, la plage secrète à Rodanthe, en Caroline du Nord. Ma fille de cinq ans, Sutton, me serrait la main et me regardait avec de grands yeux. « Maman, peut-être que surferai plutôt quand j’aurai six ans. » Je la regardais, alors que nous étions au bord dans la mousse, tenant la planche de surf en mousse rose qu’elle avait demandée pour Noël et qui se tenait à côté de son lit tous les soirs. Elle avait tant attendu ce jour qui maintenant était enfin réel. Et elle avait peur.

La surfeuse

Je fais partie d’une famille qui aime l’eau. Des générations de marins et de surfeurs fondent mon arbre généalogique. De mes premiers souvenirs de la plage je garde en mémoire de courir derrière mon père, de porter sa planche et de le regarder surfer avec ses amis en attendant mon tour. Il me mettait sur sa planche et me poussait dans les vagues. Il n’a jamais eu à demander si je voulais aller à l’eau. Je le suppliais pour que ça soit à mon tour ! Et quand est venu le jour où j’ai ramé seule pour prendre mes propres vagues, la peur ne m’a jamais accompagnée. J’étais tellement à l’aise avec l’océan et j’avais tellement envie d’aller à l’eau que je n’ai jamais hésité.

Puis j’ai rencontré mon mari. Sans surprise, il était également surfeur. Lorsque nos enfants sont nés, nous avons discuté du moment où nos filles auraient leur première planche de surf. C’était un rite de passage que nous étions tellement désireux de partager avec elles. Il existe chez nous une vraie collection de photo avec des bébés et de très jeunes enfants assis sur des planches de surf devant notre maison. C’est pourquoi, lorsque Sutton a demandé une planche de surf rose pour Noël, nous étions impatients de la lui offrir. Le soir de Noël, elle était tellement excitée qu’elle a placé la planche à côté de son lit et la planche est restée à cette place jusqu’à ce que l’océan soit finalement assez chaud pour que Sutton puisse aller à l’eau et surfer.

La maman

Donc, je me tenais là, regardant ma fille qui était nerveuse. C’était plus que de la simple nervosité. Les sentiments qui la pénétraient étaient compréhensibles, mais extrêmement difficiles à saisir pour moi. Je n’avais jamais montré une quelconque hésitation pour aller dans l’océan avec mon père. Sutton était intérieurement tiraillée entre quelque chose qu’elle voulait faire et l’anxiété qu’elle avait de se faire mal. Si je l’y obligeais, elle abandonnerait. Si je la laissais reculer, elle n’aurait pas l’occasion de ressentir la satisfaction de sa propre bravoure et de sa persévérance. Elle était confrontée à son conflit interne et je faisais face au mien. Je me suis penchée vers elle et l’ai regardée dans les yeux. J’ai dit: «Je sais que tu es nerveuse. Je le vois bien. Mais sache que je ne te ferais jamais faire quelque chose qui pourrait te blesser. Nous n’allons pas loin ». Elle a réfléchi et a choisi de me faire confiance. Nous avons marché dans l’eau main dans la main.

Elle s’est mise sur la planche et je l’ai poussée dans la mousse où elle avait l’eau jusqu’aux genoux. Elle s’est levée, a vacillé et est tombée dans l’eau. Debout dans les vagues, elle m’a regardée et elle a souri. « Maman, ce n’était pas si terrible. » Je l’ai félicité et j’ai applaudi et je me suis mise à lui chanter : « Teeny Wahine porte un bikini, elle est gentille avec sa soeur et n’est jamais une vilaine. » Nous avons rit et nous y sommes retournées. J’ai passé le reste de la matinée à la pousser dans les vagues. Elle vacillait, elle tombait et elle riait. Elle était heureuse.

La soeur

Alors que nous quittions la plage, quelque chose m’a interpellé. C’était cette chanson. Je ne pouvais pas me la sortir de la tête et je me suis mise à imaginer le prochain couplet. Je suis montée dans le camion, les enfants dormaient à l’arrière, et j’ai réalisé quelque chose. Peut-être que Sutton n’aurait pas été si nerveuse si elle avait su que l’apprentissage peut être effrayant et que nous devons toujours commencer quelque part. Elle aimait lire et je me suis dit que je lui trouverai un livre sur une fille surfeuse. Mais je n’ai rien trouvé. Je ne pouvais pas le croire. J’ai commencé à rêver d’écrire ce livre moi-même. Mais il y avait un problème auquel je devais faire face. Je suis créative avec les mots, mais la créativité visuelle n’est pas ma qualité première. Si je me mettais à écrire un livre, j’allais avoir besoin d’un illustrateur. Ma soeur Jess est une grande artiste. Elle vivait alors en Nouvelle-Zélande, voyageait et surfait depuis un an. Je lui ai envoyé mon idée et quelques vers. Elle a répondu immédiatement … Je suis de la partie !

Elle a tout de suite su à quoi ressemblerait Queenie… à tout le monde. C’était délicat de la réussir, mais c’était tellement important. Nous voulions que les petites filles se retrouvent en elle et dans l’histoire que nous étions en train de créer. Nos personnages ne devraient pas être nos portraits crachés ni ceux de nos enfants, ou même parler de nos vies. Nous avons cherché des idées, élaboré différentes esquisses, on a d’abord eu l’idée de laisser les personnages en noir et blanc alors que l’arrière-plan serait dans les tons de l’eau. Mais cela nous semblait inachevé. Et puis, Jess a versé la peinture. Elle a fait tomber de la peinture violette sur les personnages ce qui a créé cette aura autour d’eux. C’était parfait.

Nous avons passé l’année suivante à faire des recherches, à imprimer, à esquisser et à parler de notre vision des choses. Nous voulions amener le surf dans les étagères des petites filles du monde entier. Les petites filles verraient la grâce, la beauté et l’athlétisme que les femmes apportent à notre sport.

La conteuse

Pour être honnête, si Jess n’avait pas été à mes côtés dès le départ, je ne suis pas sûre que Queenie Wahine, Little Surfer Girl aurait vu le jour. Elle a su partir d’une histoire griffonnée sur un morceau de papier et la faire vivre à travers ses aquarelles. J’ai peut-être écrit l’histoire, mais elle l’a incarnée. Je n’aurais pas pu vous en faire l’analyse avant, mais avec le recul, cela me semble maintenant si évident …  Nous nous sommes retrouvées au bon moment et au bon endroit. Ce qu’il y avait de meilleur en chacune d’entre nous a pu fusionner – nos deux formes d’art et notre passion partagée pour l’océan et le surf – et ensemble nous avons trouvé le moyen de combler un manque pour les petites filles qui souhaitent explorer le surf.

Nous avons une histoire à raconter. Une histoire qui explique que c’est normal d’être nerveuse ou effrayée, mais qui montre aussi aux filles que la bravoure vient de l’intérieur et que la persévérance devant une difficulté est la plus grande récompense. Nous aimerions que notre livre soit un objet précieux qui s’assiérait à votre chevet, ou qu’il soit jeté dans un sac pour accompagner vos aventures ou encore qu’il représente un héritage qui pourrait être partagé avec la prochaine génération de petites filles surfeuses.

Maintenant, je suis là, assise, en train de réfléchir à cette aventure et à toutes les pièces qui ont dû s’assembler pour que le rêve devienne réalité. Je devais être la surfeuse, la mère, la soeur et la conteuse. Une conjonction parfaite de tous les rôles qui fondent mon identité qui m’a mené à la découverte de cet un appel qui était au fond de moi. Ecrire Queenie Wahine, Little surfer girl m’a fait me sentir à la place exacte où je devais être !