Elle est libre, sauvage comme le vent qui balaye la surface de la mer, toujours en mouvement, toujours ondulant dans les profondeurs du grand bleu.

Elle cherche du réconfort dans ce monde qui est le sien, une sorte d’éveil tranquille qui ne peut être ressenti qu’à travers la puissance de l’océan; les éléments combinés, eau, vent et lumière. Un lieu où l’instant présent est la seule chose qui nourrit son esprit, et où tout le reste cesse d’exister.

Ici, on entend le chant des oiseaux de mer, tandis que les lignes de la houle avancent au rythme de la guitare réverbérée qui vient du rivage. Ses compagnons dansent et font un pas deux, se balançant à gauche et à droite. Chacun arbore de larges sourires. Ici règnent les bonnes vibrations et les esprits libres. Ce monde est ce qu’elle vit et respire, et, en bonne compagnie, cette euphorie, cette joie de vivre est plus éclatante que le soleil…

Comment peut-on être si totalement voué à cette vie tournée vers la mer? Sommes-nous semblables aux pêcheurs qui jettent leurs filets et aux marins qui dessinent leurs lignes cartographiques? Que nous sommes tous, ici, face à la puissance brute de l’océan, immergés dans cette naturelle merveilleuse et incandescente? Il faut y réfléchir. Contrairement aux pêcheurs et aux marins, nous ne sommes pas ici pour prélever ou piller ses ressources, non, le cadeau que la mer nous offre est beaucoup plus grand que cela. Intrinsèquement, l’océan nous fournit tout ce dont nous avons besoin pour une vie de richesse et de moments remplis d’une joie pure et absolue. Pour nous, c’est plus que suffisant.

“The gift of joy”

Photographies et idée de Sasha Golyanova

Texte traduit de l’anglais de Jemma Scott

surfeuse Anais Pierquet photographiée par Max Claudet

Canggu, Bali – 2018