Thomas Aulagner

La photo au corps à corps

Thomas Aulagner est un jeune photographe basé en France, au pays Basque. Son travail retranscrit l’intimité des corps au travers de moments de partage, d’émotions, et au travers du surf qu’il découvre via ses amis.

Peux-tu te présenter ? (ton âge, ton parcours, où tu habites, si tu surfes etc….) 

Salut !

Alors moi c’est Thomas, j’ai 21 ans et je vis actuellement à Biarritz. J’ai commencé à m’intéresser à la photographie vers l’âge de 15 ans, ça fait donc environ 6 ans que je fais de la photo en autodidacte.

Je me suis rapproché de Biarritz pour mes études. Après mon bac j’ai décidé de faire un BTS audiovisuel pour assurer mes arrières. Je n’ai pas vraiment eût le temps de me mettre au surf car je suis arrivé ici il y a à peine 1 an, mais étant issu des sports de glisse, je m’en suis rapproché tout naturellement.

Comment es-tu venu à la photographie ?

Je ne me rappelle plus vraiment comment j’en suis venu à m’intéresser à la photographie ahah. Au début j’empruntais le petit Lumix de mes parents et j’allais dans les vignes derrière chez moi pour prendre en photo les feuilles de vignes et les fourmis ahah. Puis mes parents m’ont offert pour mes 15 ans mon premier reflex : le Canon 550D. Et là j’ai commencé à prendre mes potes qui faisaient du skate & du Bmx en photo.

Vis-tu uniquement de la photographie ?

Non, comme je l’ai dit, je fais encore des études pour assurer mes arrières si la photographie venait à ne pas marcher. Mais je travaille régulièrement grâce à la photographie, à côté de mes cours.

Tes sujets de prédilections ?

Les sports de glisse, l’évasion, l’esprit de liberté, la douceur qu’une fille peut dégager.

La place du surf et de l’océan dans ton travail ?

Déjà petit, je rêvais de me mettre au surf. Bon, j’ai pas encore eût le temps à cause de mon emploi du temps archi chargé, mais l’océan et le surf m’inspirent. L’océan peut être d’une beauté calme comme il peut être terrifiant. Etant issu des sports de glisse, le surf me parle, évidemment. Il y a cet esprit qu’on ne retrouve que dans ce milieu, un esprit de persévérance et de liberté, toujours à la recherche du spot parfait.

Et la place du corps, masculin ou féminin ?

Je photographie le corps masculin en skate, bmx, ou en road trip. Ce sont mes amis, avec qui je partage des moments. Le corps féminin, c’est un peu différent. Je trouve qu’une fille peut dégager un truc fou qu’un mec ne dégagera pas.

Comment fonctionnes-tu pour choisir tes collaborations ?

Ahah, au début c’était mes potes,  donc très facile. Maintenant je suis de plus en plus demandé et cela devient compliqué de faire des collaborations. J’ai pas mal de projets de collaboration en cours, et ce sont avec des personnes qui, je trouve, ont un truc atypique, et avec qui je peux partager des moments et faire des projets comme je les aime. Ou alors on me contacte, ou je contacte, ou encore ce sont des connaissances de connaissances, bref, c’est varié 🙂

Tu retouches tes photos (ou pas) ?

Difficile de trouver un photographe qui ne retouche pas ses photos, non ? Comme je pense 99% des photographes, je retouche évidemment mes photos. Mais ce sont des petites retouches, je ne vais pas créer une scène, une atmosphère qui n’existe pas. J’aime quand c’est réaliste et authentique.

Tu photographies autant les filles que les garçons, qu’est-ce qui t’inspire chez les uns et les autres ?

Un peu la même question qu’avant non ? Ahah. Pour résumer, je dirais les bad boys et les sweet girls.

Privilégies-tu le local ou les voyages ?

Tout ! J’aime tout. Malheureusement en ce moment je ne peux pas trop bouger à cause des cours, mais dès que je peux voyager, je pars sur les routes. J’aime m’imprégner des nouveaux espaces que je rencontre et le retranscrire sur mes photos. Chaque lieu dégage une ambiance et toutes les ambiances sont bonnes à prendre.

Si tu devais choisir une seule de tes photos ?

Question très difficile.. J’ai une relation particulière avec mes propres photographies. Je dois aimer seulement 5% de mes photos et je garde le reste pour moi. Puis au final, même celles que je rends publiques, il m’arrive de m’en lasser et de ne plus les aimer deux semaines après. Sinon, si je devais choisir une photo dont je suis quand même assez fier, je dirais le moment où j’ai photographié la planche de surf de Lynne s’envolant au dessus d’elle. Une photo en noir et blanc qui résume tout ce que j’aime. L’authenticité et la liberté, combinés au surf et à la douceur d’une fille.

Ton matériel ?

Pas grand chose !

Un Canon 6D qui commence à rendre l’âme (help), puis niveau objectif : Sigma Art 35mm (je l’utilise presque tout le temps), un canon 50mm, un autre 28mm et un Samyang 14mm. Et j’ai récemment fait l’achat d’un caisson étanche Aquatech 🙂

Ton spot préféré ?

Je n’en ai pas, j’aime trop bouger pour n’en choisir qu’un ahah.

Comment vois-tu l’avenir ?

Pour l’instant je n’ai qu’un rêve : vivre de mes photos. J’y travaille dur depuis un moment, en faisant des sacrifices à côté, et j’espère que ça portera ses fruits un jour. Qui ne tente rien, n’a rien comme on dit.

En juin, j’aurai terminé mes études, et je pourrai enfin me consacrer à la photo à 100%. Je ne sais pas trop encore ce que je ferai exactement, c’est assez vague. Je ne sais pas si je vais rester sur Biarritz, partir sur les routes pour une durée indéterminée, ou essayer de m’installer dans un autre pays dans lequel je pourrai encore évoluer dans mes photos.

On se recontacte dans 1an ? Ahah.